jeudi 12 octobre 2017

Philip K. Dick


Philip K. Dick
Écrivain de SF américain
(16 décembre 1928 - 2 mars 1982)


Comme pour beaucoup d'écrivains et artistes, Philip a eu une vie plutôt mouvementée. Né avec une sœur jumelle, cette dernière décède en vas-âge dû apparemment à un manque de soins alimentaires. Il grandira avec un sentiment de vide dû à son absence, ainsi qu'avec une certaine colère envers ses parents pour leur négligence. Il souffrait également de vertiges et fut diagnostiqué schizophrène (diagnostique qui sera remis en cause par la suite). Il grandira de manière assez instable, notamment à cause de l'absence de son père qui coupa les ponts après son divorce. Il se passionnera pour la musique symphonique, ainsi que pour des écrivain tels que Edgar Poe ou Lovecraft.

C'est en 1952 qui se lance dans l'écriture professionnelle, sur les conseille de son épouse Kleo. Evidemment, ses débuts sont difficiles et passent presque inaperçus. Afin de tenir un rythme d'écriture infernal, il se met à prendre toutes sorte de substances, dont des amphétamines, qui dégradent peu à peu sa santé mentale. Dépression, paranoïa... s'y ajoute la pauvreté car la science-fiction est alors passée de mode. Côté sentimentale, c'est échec sur échec, dépression sur dépression. 

Mais grâce à son roman Le maître du haut château, il commence enfin a avoir le succès qu'il espère tant. Malheureusement cela ne dure pas, et suite à un énième échec marital, il se retrouve seul et se met à se droguer. Il écrira alors Substance Mort. La suite ne sera qu'une suite d’événements chaotiques, un cambriolage qui ravive sa paranoïa, des internements refusés, d'autres réussi, puis des rechutes... 
Il mourra d'une défaillance cardiaque, quelques jours seulement avant la sortie de Blade Runner, le film adapté des Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

Ce cher Philip fut donc l'un de ces écrivains torturé, qui passa presque toute sa vie dans la pauvreté et l'anonymat. Mais qu'en est-il de son oeuvre ? Il est en effet aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grand écrivans de SF, celui qui a apporté tant de choses à la culture littéraire et cinématographique du genre. Il n'y a qu'à voir le nombre d'adaptations de ses œuvres : 

1962 : Out of this World (saison 1, épisode 4), Impostor, d'après la nouvelle éponyme Impostor, (1953)
1982 : Blade Runner de Ridley Scott, d'après le roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968)
1987 : Proini Peripolos (Morning Patrol), adaptation grecque de l'univers de Philip K. Dick, mélangeant plusieurs de ses œuvres (Ubik, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, etc.)
1990 : Total Recall de Paul Verhoeven, d'après la nouvelle Souvenirs à vendre (We Can Remember It for You Wholesale, 1966)
1990 : Megaville, film indépendant de Billy Zane, d'après le roman Substance mort (A Scanner Darkly, 1977)
1992 : Confessions d'un barjo de Jérôme Boivin, d'après le roman éponyme (Confessions of a Crap Artist, 1975)
1995 : Planète hurlante (Screamers) de Christian Duguay, d'après la nouvelle Nouveau Modèle (Second Variety, 1953)
1998 : The Truman Show de Peter Weir, d'après le roman Le Temps désarticulé (Time Out of Joint, 1959)
2002 : Impostor de Gary Fleder, d'après la nouvelle éponyme (Impostor, 1953)
2002 : Minority Report de Steven Spielberg, d'après la nouvelle Rapport minoritaire (The Minority Report, 1956)
2003 : Paycheck de John Woo, d'après la nouvelle La Clause du salaire (Paycheck, 1953)
2003 : Natural City adaptation coréenne, d'après le roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968)
2006 : A Scanner Darkly de Richard Linklater, d'après le roman éponyme (A Scanner Darkly, 1977)
2007 : Next de Lee Tamahori, d'après la nouvelle L'Homme doré (The Golden Man, 1954)
2009 : Planète hurlante II (Screamers: The Hunting)
2009 : Flow my tears, the policeman said, film britannique à petit budget, d'après le roman éponyme Coulez mes larmes, dit le policier (1970)
2010 : Radio libre Albemuth (film) de John Alan Simon, d'après le roman éponyme (1976)
2011 : L'Agence (The Adjustment Bureau) de George Nolfi, d'après la nouvelle Rajustement (Adjustment Team, 1954)
2011 : Beyond the Door, court métrage de Matthew Mandarano, d'après le roman éponyme Beyond the Door (1954)
2012 : Total Recall - Mémoires Programmées (Total Recall) de Len Wiseman, une deuxième adaptation de la nouvelle Souvenirs à vendre, après la première du même nom
2013 : The Pipers, par Ammar Quteineh
2013 : The Crystal Crypt, court métrage de Shahab Zargari, d'après le roman d'essai éponyme (The Crystal Crypt, 1954)
2015 : Minority Report, série TV de 7 épisodes diffusée depuis le 21 septembre 2015 sur le réseau télévisé américain FOX
2015 : The Man in the High Castle, une mini-série produite par Ridley Scott pour la plateforme VOD d'Amazon d'après Le Maître du Haut Château
2016 : Passengers de Morten Tyldum d'après la nouvelle Le Voyage gelé (1980).
2016 : Electric Dreams: The World of Philip K. Dick de Bryan Cranston
Série en cours de développement dans la lignée de Black Mirror, prévue pour une dizaine d'épisodes qui seront des adaptations de nouvelles de Dick.
2017 : Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve

Bon, dans tout ça il y a de l'adaptation plus ou moins fidèle et de simples inspirations ( je pense notamment à Passengers, inspiré du Voyage gelé ).

Ce qui fascine dans l'oeuvre de K. Dick, notamment dans ses nouvelles, ce sont les univers qu'il met en place. Des sortes de réalités parallèles, qui au fur et à mesure qu'on le lit, deviennent familières. Il y a cette réalité où l'Allemagne nazie et le Japon ont gagné la guerre et se partagent le monde; celle où les humains craignent et font la chasse à de nouvelles races d'humains apparues spontanément, plus performantes et dotées de pouvoir psy qui les rendent supérieurs; il y a celle où la guerre a tout ravagé et où des poches d'humains vivent encore dans des bunkers tandis que des usines autonomes continuent de tourner en produisant parfois des choses incongrues ou inutiles; celle où la colonisation s'étant bien au-délà d'Alpha du centaure et engendre des conflits de colonies...
Bref, vous l'aurez compris, K. Dick a su créer toutes sortes d'univers différents, où peuvent se ranger plusieurs de ses nouvelles, certaines faisant parfois le pont entre plusieurs réalités.

C'est pour ça que pour commencer à lire ce grand monsieur, je vous conseille vivement de débuter par ses nouvelles ( choix personnel ) :

- Le voyage gelé
- Immunité
- Le dernier des maîtres
- Un vaisseau fabuleux 

 Ces quatre recueils sont pour moi les meilleurs. Ubik et Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques  sont d'excellents romans, mais dont on ne peut saisir complètement le sens et certaines allusions qu'une fois qu'on connait bien l'oeuvre globale. De plus certaines lectures peuvent se révéler assez ardue car très capillotractées ( je pense à Ubik notamment, qui ne prends du sens que dans le tout dernier chapitre ). 

Voilà ce petit tour de focus sur Philip K. Dick. Evidemment, il y a encore beaucoup BEAUCOUP de choses à dire, notamment sur ses obsessions qui se retrouvent dans ses écrits, ses thèmes de prédilections, ses réflexions sur la réalité, etc... Mais le but de ces petits focus reste d'être assez court et de simplement vous pousser à vous intéresser à ces œuvres. Donc, FONCEZ ! 


Dans mon écriture je m’interroge sur l'univers, je me demande à voix haute s'il est réel, et je me demande si nous le sommes tous.




samedi 7 octobre 2017

Stefan Wul


Stefan Wul
Écrivain de SF français
(27 mars 1922 - 26 novembre 2003)


Pierre Pairault, il devient chirurgien dentiste, avant de se mettre parallèlement à l'écriture sous le pseudonyme de Stefan Wul ( référence à un ingénieur atomiste ). Il commence par faire quelques essais dans le genre policier, avant de se tourner vers la science-fiction, qui deviendra son domaine de prédilection. 
Il publiera 11 romans entre 1956 et 1959, dans la collection Anticipation des éditions Fleuve noir, ainsi que deux romans en 1977  dans la collection Présence du futur aux éditions Denoël.


Il publiera également des nouvelles dans différentes revues : 

Le Bruit (1957), in Fiction no 43 ;
Échec au plan 3 (1958), in Satellite no 1 ;
Expertise (1958), in Fiction 54 ;
Il suffit d'un rien (1958), in Satellite no 5 ;
Jeux de vestales (1960), in Fiction spécial no 2 ;
Gwendoline (1961), in Fiction no 87 ;
Droit de réponse (1974), in Les nouvelles littéraires, no 2427 ;
L'Archange (1982), in Stefan Wul, Odyssée sous contrôle, Denoël, Coll. Présence du futur, no 542, 1993 ;
Le Loup botté (1995), in Stefan Wul, Œuvres complètes - 1, Lefrancq, 1996 ;
Déchéance (2000), in Phenix no 50.

Stefan Wul est donc un des incontournables de la science-fiction française, avec cette patte particulière qui fait qu'on sait à peu près d'où on part, mais on ne sait jamais jusqu'où il va nous amener. Son écriture est très inventive et il y en a vraiment pour tous les goûts. Que l'on aime les intrigues politiques ( Piège sur Zarkass ), l'aventure et l'exploration de planètes inconnues ( L'orphelin de Perdide ou Rayon pour Sidar ), la réflexion sur la société et ses dérives ( Oms en série ) ou encore des paysages terrestres dystopiques ( Niourk ).

Deux de ses œuvres ont été adaptées en long métrage d'animation : 

Oms en série a été adapté par René Laloux en 1973 pour donner La planète sauvage : 

L'orphelin de Perdide, adapté en 1981 encore une fois par René Laloux et Moebius aux dessins a donné Les Maîtres du temps :

Ces deux adaptations sont vraiment très très bonnes et je vous les conseille vivement. René Laloux a parfaitement su adapter l'univers de Stefan Wul, parfois en changeant quelques détails ou même certaines clefs de l'intrigue. 


Certains romans ont récemment été adaptés en bandes-dessinées :

Niourk ( édité chez Ankama )


Oms en série ( édité chez Ankama )


La peur géante ( édité chez Ankama )


Piège sur Zarkass ( édité chez Ankama )


Rayon pour Sidar ( édité chez Ankama )


Le Temple du passé ( édité chez Ankama )


Retour à zéro ( édité chez Ankama )


A noter que La mort vivante et Odyssée sous contrôle ont aussi été annoncé par Ankama. 


Pour conclure, donc, je vous conseille vivement cet auteur, qui est l'un de mes préférés. Je pense qu'il vaut mieux commencer par Niourk ou Oms en série, et terminer par La mort vivante. Je n'ai pas encore eu le plaisir de lire les bandes dessinées, mais elles me font de l’œil ^^.
Et bien sûr, foncez sur les deux adaptation de René Laloux, qui sont un vrai régal.






  

vendredi 6 octobre 2017

Niourk


Niourk
Stefan Wul
SF


Au xxve siècle. Depuis une catastrophe nucléaire, survenue environ cinq cents ans auparavant et qui a provoqué l'assèchement des océans, la Terre est redevenue une planète où les hommes vivent à nouveau à l'état primitif. Parmi ceux-ci, une tribu a élu domicile dans l'ancien Golfe du Mexique, aux abords du continent nord-américain. Celui qui sait tout de la tribu, appelé Le Vieux, décide de se rendre à Santiag de Cuba, que les hommes considèrent comme le domaine des dieux. À son retour, l'unique enfant à la peau noire de la tribu devra être mis à mort. Cependant, au bout de plusieurs jours, le Vieux ne réapparaît pas. L'enfant Noir décide alors de partir à sa recherche, loin de se douter que son périple va lui faire redécouvrir les vestiges de la civilisation du xxe siècle...


Résumé personnel : Les temps sont dur, pour la tribu. La nourriture est rare et la nature n'est guère amicale. Mais le Vieux, lui, sait comment régler tout cela. Il va aller demander de l'aide aux Dieux, sur les hauts-plateaux. Et quand il reviendra, peut importe ce que les Dieux lui auront dit, l'Enfant Noir périra. Mais ce dernier ne se laissera pas faire. Il décide de partir sur les traces du Vieux, afin de pouvoir parler aux Dieux, lui aussi...

Mon avis : Ce qu'il y a de bien avec Stefan Wul, c'est qu'on sait à peu près d'où on part, mais on ne sait jamais où on va finir. Niourk en est le brillant exemple, par la démesure de sa conclusion. 
Le décors planté est très bien pensé : les mers et les océans s'étant asséchés, les rares tribus humaines restantes vivent dans leur lit, à des kilomètre des hauts plateaux des continents qui abritent les dernières vestiges de la civilisation. Un retour tribal, avec toute la superstition que cela suppose. Le parcours de l'Enfant Noir l'amènera à être confronté à ces anciens restes humains, abandonnés après la fuite vers d'autres planètes, mais aussi à la faune terrestre qui sera corrompue par les déchets radioactifs e même à ses paires, qui ne voient en lui qu'une marque de malheur. 

Un très beau roman, qui se lit facilement même si parfois l'auteur part un peu loin dans son délire ( et c'est pour ça qu'on l'aime ^^ ). A noté que Niourk reste plutôt soft par rapport à Rayons pour Sidar ou encore La mort vivante.
Il a également été adapté en bande dessinée, mais j'avoue ne pas encore l'avoir lue. 



jeudi 5 octobre 2017

ADAM


ADAM
Oats studios / Unity

( part I )

( part II )



Adam ( part I ) est un court-métrage créé avec le moteur de jeu Unity et avec un rendu en temps réel. Ce film qui a remporté le Webby Award a été conçu pour montrer et tester la qualité graphique que permet d'atteindre Unity en 2016. ( plus d'infos ici ).

Adam : The Mirror ( part II ) est la suite du premier court métrage, réalisé par Oats Studios 
“I was interested in directing several pieces on the story setup in the first Adam episode, […] the thematic backbone of it is a discussion of where your soul is,” explains Neill Blomkamp.  
Second installment The Mirror finds our amnesiac hero on a deadly trek from the walled city to a refugee outpost, where he will discover a clue to his identity. The third episode, The Prophet, reveals an opposing tribe of survivors, this one human and heavily armed. Both films hint what the future might hold for the Adam universe. The films will be released on Oats’ YouTube channel. ( ici pour plus d'infos )


Vous l'aurez compris, Adam est à la base un court-métrage réalisé dans le but de promouvoir le moteur de jeu Unity. Mais même si le point de départ est à but publicitaire, on voit tout de suite une profusion d'idées géniales dans ces quelques minutes où l'on suit ce qu'on comprend être une machine dans une sorte de prison. Avec peu de choses, ce court métrage nous montre tout de suite que Adam n'est pas une simple machine. Sa réaction face à son corps, à son visage, nous fait bien comprendre qu'il n'en a sans doute pas toujours été ainsi. C'est là la force de ces courts métrages bien réalisés : dire beaucoup de choses avec peu de dialogues ( dialogues quasi inexistants d'ailleurs ). 

La suite, Adam : The Mirror, a elle été réalisée par le génialissime Neill Blomkamp et son Oats Studios. On reconnais tout de suite la patte du réalisateur, bien plus sombre, plus grave et plus organique. Cette deuxième partie semble faire directement suite à la première, où l'on suit ces étranges prisonniers à travers un voyage épuisant et parfois meurtrier, jusqu'à un refuge où se trouve le fameux "miroir", qui leur permettrait de comprendre qui ils sont. 

Une troisième partie est apparemment prévue, The prophet, toujours par Oats studios. 

Rappelons que la force (et parfois la faiblesse ? ) de ce studio est de faire des courts-métrage volontairement très ouverts, incomplets, car leur but est avant tout de nous montrer de quoi ils sont capable afin de nous encourager à les soutenir financièrement ( et oui, tout ça coûte cher ). Plusieurs projets peuvent être soutenus sur Steam
Mais malgré ce côté parfois très frustrant, on ne peut qu'applaudir les courts-métrages magnifiques et puissants qui en résultent.    






mercredi 4 octobre 2017

Les Maîtres du temps


Les Maîtres du temps
René Laloux & Moebius


Piel, un petit garçon en compagnie de son père, atterrit sur une planète sauvage, Perdide. Avant de mourir, son père réussit à contacter son ami Jaffar, et lui demande de sauver son fils Piel, désormais seul sur cette planète. Piel reçoit de son père un microphone, son seul moyen de contact avec Jaffar qui, avec des compagnons, vont lui parler tout au long du voyage en lui donnant de judicieux conseils. En compagnie de son vieil ami Silbad, un vieux boucanier rusé et plein de ressources, Jaffar se dirige vers Perdide pour sauver le petit Piel. Mais plusieurs incidents vont se dérouler au cours de l'aventure... sans compter que l'espace recèle bien des mystères.


Résumé personnel :  Jaffar, baroudeur spatial intrépide, reçoit un jour un message d'un ancien ami qui le supplie de venir en aide à son fils Piel, après que leur colonie sur la terrible planète Perdide ait été attaquée. S'engage alors une course contre la montre afin de sauver ce petit garçon de 5 ans, qui devra survivre seul sur une planète sauvage et hostile, avec pour seul compagnon le micro qui le relie à ses sauveurs. Mais la planète Perdide est loin, très loin, et de plus Jaffar aura à faire avec nombre d'imprévus. Heureusement, il pourra compter sur l'aide d'une douce princesse qui fuit sa planète, deux petits gnomes télépathes et surtout, sur les conseils précieux de son vieil ami Silbad, grand spécialiste de cette horrible planète.


Mon avis : Ce film d'animation est une pure merveille, un régal visuel et sonore, servi par un scénario où il n'y a rien à redire. Il est tiré de l'excellent livre de Stefan Wul, "L'orphelin de Perdide", que je vous conseille également et dont la trame scénaristique est légèrement différente.
Les personnages sont attachants et les ambiances sonores permettent de planter des décors enchanteurs ou très angoissants. 
C'est une histoire à deux trames très prenante, car on suit d'un côté le voyage de Jaffar et toutes ses péripéties, et d'un autre les errances du pauvres petit Piel sur Perdide.
Les dessins de Moebuis sont évidemment parfaits et non, je refuse de trouver un quelconque défaut à de film. 

Ah si, je veux bien reconnaître que l'animation des visages a peut-être un peu vieilli, mais franchement, OSEF !

Pour les connaisseurs, mon passage préféré est bien sûr celui de la planète Gama X, qui en plus d'être un passage émotionnellement fort, possède une symbolique puissante. Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre un extrait ( à ne pas regarder si vous voulez éviter le spoil, quoi que ça n'ait que peu d'impact sur l'intrigue principale) :
 

( pour la petite anecdote drôle, j'adore tellement ce passage  qu'il y a quelques années, j'avais mis le discours qu'on y entends en sonnerie de mon portable (j'aime les sonneries atypiques ^^) et un jour je me suis faite littéralement incendiée par une vieille dans la rue parce que mon portable avait sonné et qu'elle était persuadée que c'était un discours d'Hitler... :/ ) 


lundi 2 octobre 2017

Monstrance Clock


Monstrance Clock
Ghost B.C (Before Censure)


To the sound of the monstrance clock (*)
Au son de l'ostensoir horloge
Air is cleansed, assembled flock
L'air est purifié, le troupeau réuni
Black candles burn, all minds aligned
Des cierges noires brûlent, tous les esprits sont alignés
(x2)

As the parish sighs in smoke
Alors que la paroisse soupire en fumée
Enters the lady revealed of cloak
Entre la dame révélée dans une cape
To the haunting sound of the monstrance clock
Au son obsédant de l'ostensoir horloge
Singing
Qui chante

(Chorus:)
Come together, together as a one
Réunissez-vous, ne faites plus qu'un
Come together for Lucifer’s son
Venez ensemble pour le fils de Lucifer

(Instru)

To the sound of the end of day
Au son de la fin du jour
Mesmerized, the assembled sway
Hypnotisés, les assemblés se balancent
Black candles burn, all minds aligned
Des cierges noires brûlent, tous les esprits sont alignés

Hypnotizing horns of ram
Cornes de bélier hypnotisantes
Paralyzing pentagram
Pentagram paralysant
And the eerie sound of the monstrance clock
Et le son sinistre de l'ostensoir horloge
Singing
Qui chante

(Chorus) (x4)
Come together, together as a one
Rassemblez-vous, ne faites plus qu'un
Come together, forever as one
Réunissez-vous, un pour toujours


Alors aujourd'hui je voudrais vous parler d'un groupe que je viens tout juste de découvrir et qui m'a immédiatement charmé.
Sataniste ! hurlerons certains d'entre vous 😝  
Mais si je vous parle de ce groupe, c'est justement pour cette petite caractéristique qui mérite qu'on ne s'arrête pas aux simples apparences et qu'on s'y intéresse.
Pour cela, une histoire rapide du groupe ( merci wiki) : Ghost est un groupe de heavy metal suédois, originaire de Linköping, formé en 2008. Le groupe a développé un univers inspiré du cinéma d'horreur et de la liturgie catholique. Le chanteur incarne un Pape sataniste, appelé Papa Emeritus, épaulé par ses disciples, les Nameless Ghouls ou « Goules Sans Nom ». Les tenues des membres, ainsi que la mise en scène et les décors des concerts, font ainsi référence à la mythologie satanique et évoquent l'univers du black métal. En outre, les musiciens usent de chœurs et de paroles en latin, rappelant la musique liturgique catholique.
Le 22 octobre 2012, le groupe annonce sur les réseaux sociaux qu'un « rituel très spécial » se déroulera durant leur concert à Linköping pour « célébrer l'arrivée d'une nouvelle ère ». Le soir du 15 décembre, Papa Emeritus est démis de ses fonctions et est alors remplacé par Papa Emeritus II.

Vous l'aurez compris, ce groupe joue à fond la carte de la farce sataniste. Les costumes, les noms, et même l'enchaînement de Papes différents (acutellement Papa Emeritus III) , ce qui permet au chanteur de renouveler son personnage. Que l'on aime ou non, on ne peut que saluer le jusqu'auboutisme de la démarche artistique.  

Pour ce qui est des paroles de leurs chansons, franchement rien de bien méchant, tout juste de quoi choquer les grenouilles de bénitier par la simple invocation du panthéon sataniste. Certaines sont même de très belles odes à la tolérance, dont une en particulier dont je vous parlerai plus en détail prochainement.